En fin de journée, je profite d'une trace bien marquée qui me permet d'alterner marche et course à pied jusqu'à la croix.
Printemps et hiver
Se confondent en couleurs
Du blanc jusqu'au vert
Printemps et hiver
Se confondent en couleurs
Du blanc jusqu'au vert
A 15h, la neige est détrempée à tous les étages et la sueur coule sous le bandeau. Mais l'enneigement reste exceptionnellement généreux avec près 1.30m de neige au habert de Bachasson.
La pente sommitale droit sous la croix est assez enneigée pour descendre la directe ou par le canyon. Quelques traces jalonnent déjà l'itinéraire. J'opte pour le Canyon que je n'ai pas skié depuis des années.
Ce matin prêt à remettre ça, v'là qu'il me prend de laisser la voiture au virage du téléski et de me risquer avec les lattes sur les pentes de Chamechaude.
Dès le départ, je constate que la neige est pourrie, détrempée par le redoux de la veille et bétonnée par le gel nocturne, auxquelles s'ajoutent les dix mille traffoles laissées par les bipèdes en tout genre. J'en arrive à me dire que je vais m'accrocher aux bâtons pour la montée et redescendre en marchant.
Comme d'habitude le pire de la trace est entre le habert de Bachasson et la traversée sous Folatière. Ensuite on peut faire du hors trace confortable. Pour cette première je m'arrête à la brèche Arnaud, plutôt inquiet à l'idée de faire un virage sur un champ de mine avec la jambe gauche qui ne tient que 35kg en charge! Enfin de compte, en y allant doucement, sans trop fléchir le genou, ça tient la courbe...
* Locution savoyarde que fait dire Roger Frison-Roche à son personnage Zian dans Premier de cordée.